Voici l’année 2022 qui s’achève. Année bien particulière. Des motifs de satisfaction pour cette année sans mesures sanitaires contraignantes (bien que la pandémie soit toujours présente avec malheureusement son cortège non négligeable de victimes).  Année de récoltes plus que satisfaisantes dans notre région même si la miellée d’été s’est arrêtée précocement.

Mais 2022 c’est aussi une année de rupture. En Europe un État en envahit un autre : des dizaines de milliers de victimes civiles et militaires fruits de funestes nationalismes. S’en suit une très grave grise d’approvisionnement énergétique où toute l’Europe mesure sa très grande dépendance et fragilité dans le domaine. S’installe une spirale inflationniste qui affecte tous les citoyens.

L’apiculture n’y est pas insensible: pots en verre, capsules, pots plastiques, nourrissements, inox voient leurs prix s’envoler. Aucun marchand n’a de visibilité et peut s’engager pour les mois à venir. 2022 c’est aussi l’année où tout citoyen devrait avoir pu mesurer les effets du réchauffement climatique, tant annoncé et encore si peu intégré par la Nation. Qu’il est agréable de faire farniente en octobre ! Mais est-ce bien « normal » ? Feux de forêt difficilement maîtrisables, feux de chaumes, rivières à sec ou avec des niveaux extrêmement bas, nappes phréatiques au plus bas, récoltes de miel très difficiles au sud de la Loire, des arbres en très grand souffrance hydrique: certains ne s’en remettront pas. Et puis ce temps anormalement chaud a été très profitable au grand prédateur des abeilles qu’est le frelon asiatique.

En ces premiers jours de novembre, dans beaucoup de ruchers, ce frelon fait des ravages en capturant beaucoup d’abeilles mais surtout en occasionnant un stress généralisé des colonies qui ont peu d’activités alors que les lierres sont en fleurs. Les colonies seront à surveiller. Certaines pourraient être en manque de réserve.

Qu’il me serait agréable de vous dire que tout redeviendra « normal » en 2023. Mais une analyse objective de la situation actuelle me laisse à penser que l’année prochaine sera encore bien difficile.

Beaucoup d’entre nous commercialisent une partie de leurs récoltes. Pour effectuer la vente de votre miel vous devez avoir un numéro de Siret mais aussi respecter certains critères sur la composition de vos étiquettes, autrement vous pouvez être verbalisé par les agents de la DGCCRF (« Les Fraudes »). Et il y a du changement au niveau des indications à apporter dans le cadre du recyclage de vos emballages. La loi impose un formalisme que nous devons tous respecter. La SAHN travaille sur le sujet afin de pouvoir vous proposer d’être très rapidement en conformité avec cette nouvelle norme.

Malgré cette situation générale inhabituelle et peut-être longue, je vous souhaite à tous une bonne fin d’année et une saison apicole 2023 fructueuse.

patrick perimony

Patrick Périmony, Président de la SAHN

 

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